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the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran)

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+ HOPELESS WANDERER.
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MessageSujet: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:00


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sheeran, siobbhàn adriel
it's not a homeless life for me, it's just that i'm home less than i'd like to be.

Nom sheeran, et c'est aussi mon surnom officiel. les gens que je connais pas préfèrent m'appeler par mon nom de famille, allez savoir. PRÉNOM adriel (et ça se prononce A DRI ELLE pas adrieuuul), et mon prénom gère parce qu'ilest chelou. siobbhàn est mon deuxième prénom, celui de mon père. donc interdit de m'appeler comme ça. je dis bien INTERDIT. ÂGE j'aurai dix neuf ans le 02 décembre prochain. Métier/études j'bosse au starbucks pour payer mes études de lettres, ceylacriz. NATIONALITÉ anglais, à ce que je sache, même si mes parents kiffaient la france, d'où mon prénom. LIEU DE NAISSANCE londres, tout simplement, la base quoi. CARACTÈRE rêveur, trop rêveur même. étourdi, attentionné, fidèle, honnête, fragile, timide, renfermé, discret et... hm je crois que c'est tout. PÊCHÉ MIGNON la crème chantilly, les skittles, le nutella et les livres de Shakespeare (et maxéis... hm, chut) SITUATION SOCIALE forever alone. SITUATION FINANCIÈRE plus que pauvre, presque sdf, heureusement que la chambre d'amis de chez maxéis est là. GROUPE knock knock knockin' on heaven doooooor ! CRÉDIT tumblr, what else ? SCÉNARIO non grosse, je suis un pi !

Adriel est quelqu'un de très posé et sérieux, au premier abord. Il a un peu de mal à aller vers les gens, étant assez timide et méfiant de nature. Néanmoins, lorsqu'il se sent en confiance, c'est un garçon plein de vie et d'énergie, un ami idéal en somme. la mère d'Adriel est morte d'un cancer au cerveau alors qu'il avait seize ans. Le jeune homme ne s'en est jamais remis, étant toujours très proche de sa mère, et en conflit avec son père. il va sur sa tombe régulièrement. Adriel est homosexuel, il s'en est rendu compte il y a presque deux ans, essayant de refouler ses pulsions auparavant. Son père lui avait toujours dit que c'était "contre nature" et il l'avait cru, enfant formaté par une éducation défectueuse.. Néanmoins, il a décidé de ne plus lutter contre sa vraie nature. Suite à l'aveu de son homosexualité, le père d'Adriel l'a viré de chez lui et ne veut plus entendre parler de son fils. Si Maxéis n'avait pas proposé à Adriel de l'héberger, il dormirait sûrement sous les ponts à l'heure qu'il est. Adriel est atteint de crises de mutisme. Il lui arrive de rester des heures, peut être même (mais c'est plus rare) des jours entiers, sans prononcer un seul mot. Ce n'est pas l'envie qui lui manque, c'est juste qu'il n'en est pas capable. Passionné d'écriture, Adri rêve de devenir auteur de pièces de théâtre. Il a d'ailleurs écrit quelques pièces pour son école dans le passé qui ont connu leur petit succès. Il fait des études de lettres et s'applique le plus possible en cours pour réussir. Adriel a une sale manie, mais vraiment sale : il se ronge les ongles, maladivement. Ayant une forte tendance à l'anxiété et s'inquiétant sans cesse pour les personnes qu'il aime, c'est une manière pour lui de décompresser. Il a tout essayé pour arrêter de se bouffer les doigts, mais il n'a encore rien réussi. Adriel est passionné de musique, mais ne sait pas en jouer, n'ayant jamais eu l'occasion d'apprendre de faire d'un instrument. Pour compenser, il ne lâche jamais son Ipod et passe sa vie dans les concerts. Adriel n'a jamais été riche, sa mère était enseignante et son père ouvrier dans l'automobile. Il a toujours appris à se contenter de peu, et est peu jaloux des biens matériels des autres gens. Il a juste appris que certaines qualités mentales valent bien mieux que la richesse des billets. Le jeune homme est amoureux de son meilleur ami Maxéis depuis... Hum... Depuis beaucoup de temps maintenant. Il n'a pas compté depuis quand, mais il s'en est rendu compte il y a deux ans... Quand il a réalisé que se voiler la face ne servait plus à rien. Bien sûr, il ne l'a dit à personne, et personne ne le saura jamais, pense-t-il. Il est persuadé que ces sentiments ne sont pas réciproques. Adriel a très peu d'expérience dans le domaine de l'amour. Oh, il a déjà fait l'amour avec des filles et avec des mecs, mais il n'a jamais été amoureux... Disons qu'il n'a jamais ressenti pour personne ce qu'il ressent pour Maxéis. Adriel est un grand fan de Shakespeare. Il peut réciter des vers entiers des pièces de l'auteur sans s'arrêter, et il vous parlerait de sa vie pendant des heures. C'est juste son idole, son modèle. Si il pouvait ramener une personne à la vie, il vous répondrait soit Shakespeare, soit sa mère, sans hésiter. Adriel n'est pas quelqu'un de très confiant en lui. Sans cesse entouré par ses potes, il se sent vulnérable quand il n'est pas épaulé. Il aime être dans l'ombre, écouter sans se faire remarquer, c'est d'ailleurs pour cela qu'il fait un excellent confident. Mais dès qu'il faut parler en public, il perd tous ses moyens, bégaye, bafouille et rougit comme un con. A chaque fois qu'il a été appelé pour le salut final à la fin d'une de ses pièces, il a à peine posé le pied sur la scène qu'il est reparti en sens inverse. Ses anciens camarades lui ont d'ailleurs trouvé le surnom de "Adri-sauve-qui-peut". C'est un fait, Adriel ne croit pas en lui, pas suffisamment. Depuis qu'il est à la rue, Adriel vit chez Maxéis, mais il est gêné de cette situation. Disons que de devoir prendre le petit déjeuner avec le mec qu'on aime en secret depuis des années à moitié à poil, et interrompre son écriture de poèmes sur ce même mec puisqu'il rentre toutes les 2 secondes dans votre chambre pour réclamer un câlin, c'est pas très pratique. Adriel travaille donc chez Starbucks pour se payer à la fois ses études, et à la fois un futur appartement, quand il pourra se le permettre. Adriel est myope, et il lui arrive souvent de porter des lunettes depuis qu'il a l'âge de six ans. Il porte des lentilles la plupart du temps, mais quand il a la flemme, il ressemble à une taupe binoclarde et refuse de se montrer en public. C'est quelqu'un d’extrêmement fidèle en amitié. Il a presque les mêmes amis depuis sa petite enfance, et même si Adri est une sorte de victime n'osant jamais élever la voix contre quelqu'un, laissez moi dire que si on touche ses potes, ça va chier. Adriel ne s'énerve jamais, mais quand on touche un point sensible chez lui, ça peut vite partir en vrille totale. Adriel est né avec un mois d'avance, prématurément, et il a failli ne pas survivre. De ce fait, Adriel s'est trouvé être.. surdoué. Il ne le prend pas du tout comme une bénédiction, au contraire, il évite de se vanter et seuls ses plus proches amis sont au courant de ce don un peu particulier. Adriel trouve qu'il est déjà assez bizarre comme cela sans en rajouter. uc parce que je pense que j'ai oublié des trucs mais je me souviens plus quoi et ça me stresse


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Dernière édition par Adriel S. Sheeran le Lun 29 Oct - 1:18, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:00


l'histoire de ma vie


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]“ PARTIE I ”
Une cour d’école comme les autres, un matin de septembre. Jusque-là, rien à signaler de particulier, me direz-vous. Moi, Kenael, Marlon et Stanley étions collés les uns aux autres, comme d’habitude. J’avais 6 ans, on entrait enfin dans la cour des grands, celle dont on nous avait parlés depuis des années, celle où on allait enfin apprendre à lire, à écrire, à vivre en fait. Et je vous l’avoue, j’étais plus que terrorisé. Pas à l’idée d’apprendre à lire, écrire et toutes ces choses si difficiles pour les enfants de mon âge, puisque j’avais déjà acquis la plupart de ces bases, mais plutôt à l’idée de grandir. Depuis toujours, je suis terrifié à l’idée de grandir, parce que je sais ce que veut dire grandir, ça veut dire s’éloigner de ceux qui comptent, oublier, changer. Et m’éloigner de mes amis était ce que je considérais le plus douloureux, juste après l’idée de perdre ma peluche bob l’éponge dans un supermarché (rigolez pas, ça m’est déjà arrivé et j’ai chialé pendant deux jours non-stop). « J’vais mouriiiiir. » réussis-je à articuler à mi-voix, me cachant derrière Marlon. « Relax Max, on va survécuvre. » Stanley avait toujours eu un vocabulaire spécial. Bon, il avait raison, il n’y avait pas de quoi avoir peur après tout. Moi et les autres, nous nous connaissions depuis la maternelle, unis comme les doigts de la main. On faisait tellement de bêtises ensemble que les enseignants nous avaient surnommés les quatre fantastiques. Je savais que cette amitié était précieuse, peut-être même ce que j’avais de plus cher au monde, et c’est pour ça que j’avais peur de grandir. Parce que j’avais peur de perdre mes amis et de me retrouver tout seul. Nous entrâmes dans la cour de l’école, bras dessus bras dessous, après une dernière accolade de nos parents, prêts pour le changement. C’était pas grand-chose, à vrai dire, mais quand on est gosse même le plus petit obstacle nous paraît une montagne infranchissable. Nous connaissions nos camarades depuis la maternelle, tous, sans exception, et la plupart nous adressèrent un petit signe de reconnaissance alors que nous nous rangions sagement devant la porte de l’école, attendant d’être appelés pour entrer en classe, notre première « vraie » classe. Un petit garçon se trouvait là, tout seul, au milieu des autres. Il avait l’air présent et absent à la fois, comme si il était désireux de s’intégrer mais qu’il n’osait pas vraiment le faire. Kenael me donna un coup de coude. « Eh ! » « Aïeuh ! » répondis-je, parce que son coude tout pointu, il me l’avait foutu dans les côtes, et ça faisait un mal de chien, on dirait pas mais si. « Vous avez vu ? Y’a un nouveau ! » dit Marlon en se penchant vers nous, pointant l’autre garçon du doigt. « C’est la rentrée scolaire, c’est un peu logique, nan ? » répondit Stan, l’air de réfléchir très sérieusement à la question. « On va le voir ou on va pas le voir ? » dit Kenael en se frottant les mains avec un air de psychopathe qui choisissait quelle victime il allait dépecer en premier. « Noooon, on va pas le déranger, il va nous trouver bizaaaarres ! » ai-je insisté, mais les garçons me tiraient déjà par le bras, s’avançant auprès du petit garçon, qui d’ailleurs avait des cheveux bouclés assez chelou… Enfin, mignons et tout, mais chelou, quoi. « SALUT ! » cria Marlon alors que le nouveau nous tournait le dos. Il sursauta, se retournant vers nous comme si une bête sauvage venait de bondir sur son dos. Ce qui nous fit éclater de rire, tous. Même moi. « Euh, bonjour. » répondit-il avec un fort accent français. « Ouh, un frenchie ? C’est cool ! » fit remarquer Stan alors que le nouveau nous souriait. « Tu débarques, new kid ? On va t’intégrer, tu vas voir ! » Continua le brun qui me servait d’ami, un grand sourire aux lèvres. Puis il passa une main dans les cheveux du nouvel élève (Stan avait un GROS problème avec les cheveux des gens. Rule number one : ne jamais se coiffer si on veut être ami avec Stan, parce que de toute façon il vous décoifferait en deux secondes.) et… Sa main resta coincée. Je vous jure ! J’suis témoin oculaire. Je savais depuis le début que les cheveux de ce mec étaient bioniques ! SORCELLERIE ! MALEDICTION ! Hum, maggle. « AAAAH MA MAIN ! » hurla Stan alors qu’il essayait de dégager sa main de la tignasse de trucmuche dont je ne connaissais pas encore le nom à l’époque. « AAAAAH MES CHEVEUX ! » hurla l’autre, exactement sur le même ton. Ils avaient l’air vraiment, mais alors vraiment très très con… Et du coup, moi, Marlon et Kenael, on riait comme des bites. J’arrivais même plus à respirer. « MAIS AIDEZ NOUS AU LIEU DE VOUS MARRER ! » crièrent les deux garçons à l’unisson. Pour tout vous dire, je suis du genre à aider les gens, j’ai toujours été ce type de personne, mais là je riais trop pour pouvoir faire quoi que ce soit. Ils tournèrent en rond comme dans un spectacle de clown à moindre prix, avant que Stan parvienne finalement à décoller sa main des cheveux du nouveau. « Oh nom d’une pomme trop mure, j’touche plus jamais à ta tête, toi. » L’autre se massait le cuir chevelu, il devait avoir perdu une ou deux mèches, mais cela ne se remarquait pas. « Mais sur quoi je suis tombé… » se lamenta-t-il. Néanmoins, il avait du mal à garder son sérieux, et je savais qu’il plaisantait. « Tu t’es pas débarrassé de nous encore, tu me dois une nouvelle main ! » Stan fronça les sourcils, et se tourna vers nous. « Ouaip, c’est vrai. » appuya Kenael. «Puis ça coûte cher une main ! » approuva Marlon en hochant la tête, l’air très sérieux. Nous éclatâmes tous de rire à nouveau. Le nouvel élève leva les yeux au ciel, mais son sourire ne s’effaça pas pour autant. « Moi, c’est Maxéis. » nous répondîmes chacun à notre tour. « Marlon, très cher. » et Marlon fit une révérence digne des plus beaux films de mousquetaires. « Stanley, mais appelle moi Dieu. » Stan lui adressa un sourire comme dans les pubs Colgate de la télé. « Moi c’est Kenael. Les écoute pas, c’est moi le seul vrai dieu ici. » il haussa les épaules avec une modestie feinte. Maxéis leur sourit, à croire qu’il souriait tout le temps celui-là. Puis, il se tourna vers moi, ses yeux verts brillant de curiosité. « Et toi, monsieur Silence ? » c’est vrai que je n’avais pas parlé des masses depuis le début… mais fallait pas m’en vouloir, je suis pas à l’aise avec les étrangers. Mes amis ont toujours eu la tchatche et n’ont aucun problème à aller vers les gens, moi j’étais celui qui se cachait derrière eux en essayant de ne pas attirer l’attention. Avec un bouquin, si possible. Je baissai légèrement les yeux « Euh.. Je.. Je m’appelle Adriel. » il me serra la main comme les vieux faisaient, wtf, je savais que j’étais un mec plutôt calme et tout mais j’avais pas 40 ans, j’en avais 6, fallait pas abuser ! Alors du coup je l’ai tchéké, parce que c’est comme ça qu’il faut faire et pas autrement, nanmého. Les autres éclatèrent de rire comme des bites (mes potes sont des bites). « Allez hop, toi t’es dans notre bande. » avait décidé Marlon, et une seconde plus tard, je réalisais que nous n’étions plus quatre, mais cinq, cinq amis. C’était peut-être ça grandir, en fait. C’était pas s’éloigner et se séparer des gens, c’était se faire de nouveaux amis tout en chérissant les anciens malgré tout.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]“ PARTIE II ”
Le temps a passé, plus ou moins lentement, plus ou moins tranquillement. Je ne lâchais pas ma bande, et nous étions aussi inséparables qu’au premier jour, j’avais donc appris à vivre avec cette peur de les perdre toujours constante et à me dire que je m’en faisais pour rien. C’est vrai que j’aimais mes potes plus que tout, mais j’avais parfois besoin de rester seul. C’était mon côté sombre, on allait dire. Bref, j’me souviens d’un jour alors que nous étions au collège, je devais avoir quatorze ans tout au plus. J’étais assis seul dans la cour, en train de lire (pour changer), sans rien demander à personne. Mais c’est évidemment les personnes comme moi qui attirent les brutes épaisses sans cervelle. Logique. Alors que je tournai la page 26, une main me prit le livre des mains. « Beeerk, du Shakespeare. T’en as pas marre de faire ton intello de mes deux, la chochotte ? » Je levai les yeux. Oh, Kyle. LE lourdaud du bahut. Y’en a toujours un, vous voyez ces types qui donnent n’impression de ne pas avoir de cerveau tellement ils ont des muscles, avec des cheveux blonds coupés ras, des yeux se résumant à deux fentes brillantes de mesquinerie et une voix de gorille avec l’attitude qui va avec ? On en a tous un dans notre école, moi, il s’appelait Kyle. C’était son passe-temps favori que de martyriser les gens calmes et sans défense dans mon genre. « Ça te suffit pas d’être le fils de la prof de litté hein, faut aussi que t’énerves les autres en te sentant supérieur ? » et il laissa tomber Le songe d’une nuit d’été dans la poussière, à mes pieds. Je le regardai sans rien dire, sans rien savoir dire, en fait. Qu’est-ce que je pouvais bien faire, de toute façon ? Le frapper ? La bonne blague. « Kyle, tu le laisses. » la voix de Maxéis me fit presque sursauter, et je n’avais pas besoin de me retourner pour savoir que lui, Kenael, Marlon et Stanley se trouvaient à présent à mes côtés. Lorsqu’un des cinq est là, vous pouvez être presque sûr que le reste de la bande n’est pas bien loin. Ils formaient désormais une barrière entre lui et moi, pour me protéger. Kyle eut un rictus méprisant. « Ah ouais ? Sinon quoi ? Vous allez m’frapper ? » et il éclata de rire. Quel connard. Maxéis s’approcha de lui, l’air menaçant (ouais Max la menace, vous connaissez pas ? HAHAHA ok je suis nul maggle) et Kyle le poussa. AH NON LA NON. On touchait pas à Max ! Enfin, à aucun de mes potes en fait, mais à Max encore moins (allez savoir pourquoi). J’ai poussé Kenael et Marlon qui se trouvaient juste devant moi, me retrouvant sans défense devant la brute qui me toisa du regard. « Tiens, t’as plus besoin de tes gardes du corps à deux balles ? La tapette se rebelle ? » Je fronçai les sourcils, soutenant son regard de bovin… Si seulement ça avait pu être un vrai bovin et qu’il aille à l’abattoir vite fait, ça m’aurait fait des vacances. D’un ton de confidence, le blond me souffla : « Eh au fait, j’ai entendu que ta chère moman était malade… » Je haussai les sourcils. Personne n’était censé être au courant, je ne l’avais même pas dit à mes meilleurs amis, alors comment lui, le savait-il ? Ma mère était atteinte d’un cancer au cerveau, nous le savions depuis quelques mois seulement à l’époque. Cela pouvait se soigner, mais j’avais peur, terriblement peur. Peur qu’elle y reste, peur de la perdre. Elle m’avait dit de ne pas m’en faire, mais elle ne pouvait pas empêcher le stress de monter, et je savais qu’elle-même était terrifiée. « J’espère qu’elle va y rester, ça fera ça de cours chiants en moins. » C’était trop, la goutte d’eau qui fit déborder le vase. « FERME LA ! FERME LA ! » je me suis mis à hurler comme un vrai dément, et dans la cour, tout le monde cessa ses activités pour poser les yeux sur moi. Mais pour une fois, je ne fis pas marche arrière, je n’avais pas honte. La fureur avait envahi tous mes sens, et je ne pensais qu’à une chose, foutre mon poing dans la gueule de cette ordure. Maxéis me retint fermement par le bras, m’obligeant à baisser le poing qui menaçait déjà de s’abattre sur le nez de Kyle. « Laisse tomber Adri. Laisse tomber, il en vaut pas la peine. Viens, on part. » Mais je tremblais de tous mes membres, hors de moi. Je ne pouvais pas laisser tomber, pas après ce que ce connard venait de dire. J’avais l’impression de ne plus être moi-même, d’imploser, comme une bouilloire remplie. Kyle ne semblait pas avoir le moins du monde peur, et il ricana à nouveau, croisant les bras. « Qu’est-ce que tu vas faire princesse? Le dire à ta moman ? Profites-en avant qu’elle clamse, ça serait dommage. » Et tout s’enchaîna sans que j’ai pu prendre conscience de mes actes. En moins d’une seconde, je m’étais libéré de l’étreinte de Maxéis et avait décoché un coup de poing mémorable en plein dans le nez de Kyle, qui fut projeté au sol sous la violence sur choc. Je ne me savais pas capable d’un truc pareil. D’ailleurs j’ai regardé mon poing, qui me faisait à présent un mal de chien, pétrifié, réalisant enfin ce que j’avais fait. Omondieu, j’avais signé mon arrêt de mort. ADIEU MONDE CRUEL ! Kyle se releva après quelques secondes, un peu sonné mais brandissant les poings, prêt à me donner la raclée du siècle. Mais mes amis étaient là pour moi. Comme toujours. Ils avaient tous un air méga menaçant (oui c’est possible), et Kenael prit la parole. « Je pense pas que t’aies très envie de riposter, là, tout de suite. » son ton était froid, et Kyle recula d’un pas. « Plus un ! » approuva Marlon, faisant craquer ses doigts, prêt à frapper. C'était tellement pas compatible avec sa bouille d'ange que j'en aurais presque ri, si la situation était pas aussi tragique. « Plus mille ! » continua Maxéis. « Vos gueules, on est pas crédibles là. » fit remarquer Stan à voix basse. Moi, je me contentais de regarder mes pieds avec un très grand intérêt. Néanmoins, Kyle se ravisa, et tourna les talons, l’air furieux. « J’aurai ta peau, la tafiole ! » cria-t-il en brandissant un poing vengeur dans ma direction. Je trouvai tout juste la force de m’écrouler sur le banc où j’étais en train de lire si tranquillement, ce qui me semblait une éternité auparavant. « Il va me TUER. » et ça y’est, je recommençais à me ronger l’ongle du pouce de la main droite. Maxéis, prit mon bras pour empêcher mes doigts d’atteindre ma bouche, il détestait quand je faisais ça. « Si il te cherche encore, on lui pète sa gueule. » dit Stan d’un air décidé. « Ouais, j’suis ceinture noire de plaquage moi. » enchaîna Marlon d’un air très sérieux. « Ça existe même pas… » Fis-je remarquer en levant les yeux au ciel, mais avant quand je finisse ma phrase, Marlon m’avait coupé « Ta gueule, ça fait genre j’suis fort et tout. » Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire. Ok mes potes étaient cons. Mais putain, qu’est-ce que je les aimais. « CÂLIN COLLECTIF WESH. » s'exclama Kenael, et il n'en fallut pas plus pour que 4 gros tas s'écroulèrent sur moi.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]“ PARTIE III ”
La grille du cimetière grinçait légèrement plus à chaque fois que je venais, du moins c’était mon impression. Je n'y faisais plus vraiment attention. J’avais autre chose à penser qu’au bruit de ferraille rouillée émis par la porte que je poussai pour aller voir ma mère… La tombe de ma mère, à vrai dire. Un soupir s’échappa de ma gorge. Je ne le retint pas, j’étais seul. La tombe de ma mère était couverte de roses. Comme d’habitude, je retirai celles dont les pétales se fanaient, en replaçant des nouvelles que je venais d’acheter. Ma mère s’appelait Rose. Elle est morte un jour de juin, en tenant deux mains. La mienne d’un côté, celle de mon père, les yeux embués, de l’autre. L’enterrement eut lieu en plein été, alors que le soleil brillait désespérément, comme si tout allait bien dans le monde. Mais tout n’allait pas bien, et le monde n’était plus ce qu’il était. A seize ans, j’avais perdu ma mère. Tumeur au cerveau. Elle était partie, et j’avais l’impression de me noyer depuis, d’avoir perdu un repère. Oh, bien sûr, la bande était toujours là, mais…TU PEUX REMPLACER DES POUMONS MAIS SÛREMENT PAS UNE DARRONNE. (Ok je cite sexion d’assaut c’est pour vous dire si j’suis au plus bas là) Bref, je m’agenouillai devant la tombe, effleurant du bout des doigts le nom gravé. « Rose Mary Sheeran, mère et épouse dévouée… » Répétais-je chaque fois que je venais à voix basse, comme un rituel. « Salut maman. J’espère que tout est plus beau, là-haut.. » un mince sourire se dessina sur mon visage, parce que je sais ce qu’elle aurait répondu. Quelque chose comme « Tout est moins beau si tu n’es pas là, mon cœur. » et ensuite elle m’aurait caressé la joue. Ma mère était un amour, mais le sourire s’effaça de mon visage quand je réalisai que plus jamais elle ne me caressera la joue, que plus jamais je n’entendrai sa voix à nouveau, sauf sur ces vieilles vidéos que je me repassais encore et encore quand je laissais la nostalgie me gagner. Une larme coula sur ma joue sans que je m’en rende compte, et elle vint s’écraser sans un bruit sur une des roses. « Maman, tu sais le jour où tu m’as dit que, peu importe ce que je ferai, ce que je serai, ce que je suis, tu m’aimeras tout de même ? » Je savais que cela ne servait à rien d’attendre une réponse, que ma mère ne me répondrait jamais. Mais je laissai tout de même une pause de quelques secondes, avant de reprendre. « Je... Je suis gay, maman… » un sanglot remonta dans ma gorge. Ce n’était pas la première fois depuis ces dernières semaines où je le disais à haute voix, puisque la bande le savait, je leur avait confié mon penchant pour les hommes. Mais ca faisait mal. Ca faisait mal de ne pas se savoir normal, ça faisait mal de repenser à tous ces moments devant le miroir, ou je me répétais « T’es pas un pédé Adri. T’es pas un pédé. » Si, je l’étais. Un putain de pédé qui aimait la queue, comme disait mon père. Toutes ces années à essayer de refouler n'avaient servis à rien. J'avais essayé pourtant, j'avais lutté, de toutes mes forces, contre moi même, contre ma nature, contre mes sentiments. Je n'avais plus la force de me battre. Je n'avais plus la force de prétendre être ce que je n'étais pas, ce que je ne suis pas. « Maman, tu crois que Papa m’aimera encore quand il le saura ? » Le silence. Je n’avais plus qu’à l’interpréter, laissant mon pressentiment triompher. Une autre larme coula, roula sur ma joue, tombant à mes pieds. « Non. Tu sais bien que non. » Je n'avais n'avais besoin d'aucune réponse, je savais bien ce qu'il en était. J’avais cette peur qui me tiraillait les entrailles. Cette peur que mon père ne comprenne pas, qu’il ne m’accepte pas. Lui, un homophobe de première, accepter que son fils aimait les mecs ? Jamais. Je savais qu’à l’instant où je lui annoncerais la vérité, je me retrouverais dehors. A seize ans. Et je préférais éviter ça. Reniflant d’une façon trèèès élégante, je me levai, jetant un regard à la tombe. « Tu me manques, tu sais, maman. » et je tournai les talons, traînant des pieds. Je savais. Je savais que ma mère était partie, que je devais tourner la page, m’y faire, m’habituer. C’était la décision la plus raisonnable. La tête basse, je rentrai chez moi, tournant la clé dans la serrure. Je me sentais… Vide, vidé, épuisé. Comme si j’avais couru un marathon de 10 km sans m’arrêter. On dit que pleurer fatigue. C’était vrai. Je ne pris la peine de retirer ni mon manteau qui m’avait protégé du froid de novembre, ni mes épaisses chaussures, m’étalant sur le canapé comme une baleine à l’agonie. Je devais me résigner, accepter la mort de ma mère, c’était certain. On meurt tous un jour. Après un soupir, je déclamai à voix basse : « Do not for ever with thy vailed lids / Seek for thy noble father in the dust. / Thou know'st 'tis common, all that lives must die, / Passing through nature to eternity.» Hamlet, 1603. Un autre soupir, je laissai aller ma main contre le dossier du canapé, fermant les yeux un instant. Shakespeare avait raison, il fallait laisser.. « OH C’EST TROP CHOU IL RÉCITE DU SHAKESPEARE PAR COEEEEEEUR ! » « AAAAH PUTAIN ! » J’ai sursauté tellement fort que je suis tombé du canapé, à plat ventre par terre. Autant avoir l’air con jusqu’au bout, tiens. Stanley éclata d’un rire, de son rire franc et communicatif, mais ça me faisait pas franchement rigoler. « Comment t’es ren.. » « EH LES MECS VENEZ VOIR ! NOTRE GAY PRÉFÉRÉ SE SENT D’HUMEUR POÈTE ! » « Pourquoi que tu cries ? » c’est vrai quoi, en plus y’avait personne à part nouuuuuuhoo j’ai rien dit, une seconde plus tard, Max, Ken et Marly étaient là en position de combat. « Han c’est chou tout plein de dire des vers, mon petit ver. » décréta Marlon. Euuuh ok si tu veux.. « Shakespeare te sied au teint. » dit Maxéis d’un ton de chochotte bourgeoise alors que Kenael me tendait la main, m’aidant à me relever (oui LUI au moins il était gentil il me laissait pas comme une merde étalé par terre, pas comme ces gueux sans cœur là !) « Vous êtes nuls. J'vous déteste. » réussis-je à grommeler alors que Stan m’ébouriffait les cheveux (STAN QUEL EST TON PROBLEME AVEC LES CHEVEUX DES GENS LIKE SERIOUSLY) « Oh, fais pas du boudin gros gay, tu sais qu’on t’aime. » Je souris doucement. Ouais, j’avais des potes qui m’aimaient. Et même si des fois ils me faisaient vraiment chier, j’avais l’impression que je pouvais tout surmonter avec eux.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]“ PARTIE IV ”
Si je continuais comme ça, c’est sûr que je n’allais bientôt plus avoir d’ongles à force de me les ronger. Tout le monde me le répétait, et la dernière fois que je suis allé voir un film d’horreur avec Maxéis, il a dû me tenir les mains pendant 2h pour pas que je me bouffe les doigts… Non que ça m’ait déplu. Au contraire, je dirais que j’ai pas beaucoup regardé le film, juste lui, lui et ses yeux écarquillés, lui et la façon dont il fronçait les sourcils quand il était effrayé, lui et son expression quand il sursautait, lui quand il éclatait de rire à la moindre scène de gore, lui, lui, lui, putain de merde, j’étais amoureux de lui. Oui. Depuis pas mal de temps déjà, d’ailleurs. C’était même en partie pour cela que je refoulais. Je ne pouvais pas être amoureux de Maxéis, pas mon meilleur ami, pas un garçon, surtout pas lui, et pourtant. J’étais tombé dans le panneau, comme beaucoup d’autres avant moi, j’étais foutu. Alors j’ai dû réaliser, que non seulement j’étais gay, mais qu’en plus j’étais totalement dingue d’un de mes meilleurs amis. Bien sûr, le fait que je sois gay, je ne l’avais pas caché, je ne le cachais plus à mes amis depuis deux ans maintenant, depuis que j’avais fait mon coming out devant eux. Ils l’avaient bien pris d’ailleurs, et depuis deux ans ils étaient habitués… Mais, je devais le dire à mon père. Je devais lui avouer que je ne serai jamais le fils qu’il espère avoir, celui qui aura une bonne femme, qui pondra des gosses et qui s’installera dans un pavillon de banlieue avec le van et le labrador. Je voulais pas être ce genre de type, je voulais pas m’enfermer dans une vie banale en refoulant, toujours en refoulant. J’avais déjà trop refoulé jusque-là, et je continuais encore pour mes sentiments envers Maxéis (notamment), et je pense que personne ne pouvais me comprendre, que personne ne pouvait savoir à quel point ça pouvait tuer intérieurement, de savoir que la seule personne de votre famille encore vivante ne sache rien de vous et vous connaissait comme l’opposé de ce que vous étiez réellement. C’est Marlon, Stan, Kenael mais surtout Max qui m’avaient poussés à tout avouer à mon père. Il ne pouvait rien me faire après tout, j’étais son fils… Même si nous nous étions éloignés depuis la mort de ma mère, deux ans plus tôt, je restais son fils. Son fils qui aimait les bites, mais vous voyez. « Arrête de te ronger les ongles, j’entends le bruit d’ici. ♥ » le sms de Maxéis me fit sourire. Il était au courant, que ce soir changerait ma vie, et je savais qu’il s’inquiétait pour moi, peut-être même autant que moi, je m’inquiétais. « Ca va bien se passer. » répondis-je, essayant de m’en persuader moi-même, mais je n’étais sûr de rien. Je connaissais les opinions de mon père, je l’entendais jurer lors de ses parties de poker hebdomadaires, j’avais peur. Une longue inspiration et un index rongé plus tard, j’osais tourner la poignée de la porte d’entrée, rentrant chez moi. Le bruit de la télévision, branchée sur un programme de qualité médiocre, m’assaillit aussitôt. Je soupirai légèrement. Moi et mon père étions tellement à l’opposé que c’en était presque risible. Déposant mon sac dans l’escalier, je pénétrai dans le salon. « Salut P’pa. » Mon père me sourit et regarda l’horloge familiale posée dans un coin de la pièce circulaire. « Tu rentres tard dis-donc, bonhomme. » Parfois, mon père me parlait comme à un môme, ce qui ne me déplaisait pas. J’avais l’impression d’être de retour au temps où tout était simple, où je n’avais rien à cacher. Malheureusement, ce temps était révolu, depuis un moment déjà, et je n’avais plus qu’à assumer. « Euh, je, ouais. » je marquai une pause, regardant la moquette beige un peu ternie qui s’étalait à mes pieds. Je ne voulais pas avoir à affronter ce regard de déception que je savais qu’aurait mon père. « Papa, je… J’ai un truc à te dire… » Silence. Je n’osais toujours pas lever les yeux. Il dut se dire que je ne le ferai jamais, puisqu’il m’encouragea à poursuivre. « Ben vas-y, on a pas la nuit. » Bon. C’était le moment. Je ne pouvais plus faire marche arrière, ni reculer, ni fuir comme j’en avais l’habitude. C’était comme quand ma mère m’avait appris à plonger. Tu prends une grande inspiration, tu fermes les yeux et hop, tu sautes. J’ai sauté. « Papa, je… Je suis gay. » Un autre silence, différent cette fois. De la surprise, de l’incompréhension de la culpabilité, du mépris, de la colère, du déni, du doute, je ressentais cela dans l’air, et tellement plus. Le silence dura d’interminables secondes, jusqu’à ce que mon père réagisse. « Un pédé. Mon fils est un putain de pédé. » Entendis-je marmonner mon géniteur alors qu’il se levait du canapé à la hâte, comme si rester un instant de plus en compagnie de son fils désormais renier lui brûlait les organes vitaux. « Papa, s’il-te-plait… » Mon ton était suppliant, implorant. Je sentais les larmes perler aux coins de mes yeux. Non. Ce que je redoutais le plus était en train d’arriver. Je m’étais persuadé depuis tellement longtemps, des années déjà, que mon père n’oserait pas me regarder comme un étranger, qu’il n’oublierait pas qui je suis, juste à cause de mon orientation sexuelle. Mais je m’étais trompé. Ses yeux étaient froids, durs. Sans expression. Lames de fer sur une mer de glace. Et son ton reflétait bien son état d’âme. « Je veux que tu dégages de cette maison. Sur le champ. Tu trouveras tes affaires devant le garage demain matin. » Je m’étais levé, essayant tant bien que mal de soutenir son regard au fur et à mesure que les larmes brouillaient ma vision, rendant ma perception plus floue et incohérente. Cela ne pouvait pas arriver. Non. Non. Non. Pas comme ça. « Papa, je suis ton fils, tu ne peux pas… » « J’ai plus de fils, maintenant. Tire-toi, la pédale. » Il m’avait coupé net, ses paroles tranchant comme une lame de rasoir. Puis il m’avait tourné le dos, et fermé la porte de la cuisine. Je me sentais comme un étranger dans ma propre maison, celle dans laquelle j’habitais depuis plus de dix-huit ans. Je ne savais pas quoi faire, je ne savais plus quoi dire, et les mots restaient coincés en travers de ma gorge au fur et à mesure que mon cerveau s’embrumait. « TIRE TOI, NOM DE DIEU ! » mon père avait hurlé au travers de la porte de la cuisine. Je savais qu’il frappait du poing sur le plan de travail, comme à la moindre contrariété. Voilà ce à quoi j’en étais réduit. Une contrariété, une ombre au tableau. Je ramassais mon sac, contenant les maigres affaires que j’emportais toujours sur moi, et, par je ne sais quel miracle, mes jambes me portèrent hors de la maison. Je n’avais plus conscience ni de mes actes, ni de mes gestes. C’était comme si je me trouvais dans une sorte de brume. Et les larmes, toujours ces foutues larmes, commençaient à couler toutes seules. Je marchai, au hasard, me laissant guider par les lumières, les trottoirs, les sons. De toute façon, je ne voulais aller nulle part. J’étais ailleurs et là, sur le bitume, à la fois. Après quelques minutes (peut être des heures, j’en savais trop rien en fait), mon portable vibra dans ma poche. Et même la photo de Maxéis et moi déguisés en jedi s’affichant sur l’écran ne parvint pas à m’arracher un sourire. Après trois tonalités d’hésitation, je me décidai à décrocher. La voix légèrement rauque qui hantait parfois mes rêves se fit entendre, un peu altérée par le portable. « Alors, ça s’est bien passé ? » « … » « Adri ? » « … » « Mais réponds moi, merde ! » Je ne voulais pas répondre, je ne POUVAIS pas répondre. Je ne pouvais tout simplement aligner deux phrases en guise de réponse à mon meilleur ami, parce que ma voix était emplie de sanglots, que j’avais peur que l’un d’entre eux s’échappe de ma bouche, je ne pouvais pas pleurer, pas maintenant. Je ne voulais pas avoir à ma confronter au ton rassurant de Maxéis, à ses paroles réconfortantes, parce que je savais que cela suffirait sûrement à me calmer. Et je ne méritais pas cela, je ne méritais ni d’être calmé, ni d’être rassuré, parce que je n’étais qu’un putain de monstre qui allait à l’encontre de la nature humaine, une sale pédale qui ne méritait rien d’autre que le caniveau, un… Je reniflai sans le faire exprès, les larmes inondant à présent tout mon visage au fur et à mesure que je déambulais dans les rues mal éclairées de Londres. Mais Maxéis m’entendit renifler, et devina. Et merde. « Driel, tu pleures ? » « … » Je n’osais rien répondre. Pétrifié. Tétanisé. Je ne savais même pas quoi dire, en fait. Oui Max, je pleure, je pleure parce que j’ai déçu mon père, je pleure parce que j’aurais voulu être un autre, j’aurai voulu aimer les filles, et ne pas être tombé amoureux de toi, j’aurais aimé être normal, mais je ne le suis pas Max, je ne l’ai jamais été et je ne le serai probablement jamais, voilà pourquoi je chiale comme un con en faisant peur aux rares passants que je croise ? J’étais pathétique. Minable. Lamentable. Et perdu, en plus. Regardant autour de moi, je remarquai que je ne reconnaissais absolument pas les lieux où je me trouvais, une espèce de vieux parc glauque à l’abandon, où les arbres épars se mêlaient à deux bancs couverts de graffitis. Manquait plus que ça. « Adriel, où tu es ? » La voix de Max se fit plus inquiète, plus empressée. Je savais que je devais répondre, et essayant de calmer mes sanglots, je parvins à articuler. « Je… je sais pas, je… y’a un parc, mais.. » Il ne me laissa pas le temps de finir. « Bouge pas, assieds-toi, calme toi, j’arrive. » me dit-il d’un ton qui se voulait calme, puis il raccrocha sans me donner plus d’explications. Je parvins à faire quelques mètres et m’écroulai sur un banc, ne tenant plus. Et putain, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, sans chercher à comprendre pourquoi. Je ne dirai pas que cela me soulageait, au contraire, ça faisait presque mal, un mal de chien, et mon corps était agité de tremblements. Je savais que j’aurai du tout garder en moi, je regrettais, qu’avais-je fait ? Et j’étais pas normal, pas normal, pas normal. Ces mêmes mots qui tournaient dans ma tête depuis des années refaisaient surface comme des cadavres dans une rivière. Monstre, pédé, tarlouze, tafiole. Je me dégoûtais. Au bout de quelques temps, les sanglots ne s’étant pas calmés pour autant, je sentis une main se poser sur mon épaule. Je tournai la tête. Maxéis me souriait avec compassion et une sorte de tendresse que je m’imaginais sûrement. Putain de merde, c’était injuste, injuste que je parvienne encore à le trouver aussi beau, injuste que mon cœur loupe des battements, injuste que je l’aime encore autant alors que j’étais au plus bas. Je me suis levé du banc, le faisant face. Évitant son regard, tandis qu’il cherchait le mien, sûrement dans le bus de découvrir ce qu’il s’était passé. Puis, un quart de seconde plus tard, il me serrait dans ses bras. Et c’est chiant comme un simple contact physique peut tout à coup rendre les choses meilleures. Je me sentais déjà mieux, dans ses bras, c’est con à dire, mais c’était le cas. Son chuchotement à mon oreille provoqua un frisson que je parvins à réprimer. Il le fallait, de toute façon. Hors de question pour moi de laisser transparaître l’amour que je lui portais. Lui, par-dessus tout, c’était lui que je ne voulais pas perdre, que je ne devais pas perdre. « Je t’héberge chez moi. J’ai une chambre d’amis. » souffla la voix de Maxéis à mon oreille. « Mais… » Parvins-je à répliquer. Je n’avais pas besoin d’aide, je méritais ce qui m’arrivait. Je n’avais pas le droit de profiter de la situation. Mon meilleur ami me coupa dans mon élan. « Chut, c’est pas négociable. » Ah, euh. « Bon, d’accord. » répliquai-je d’une petite voix, à peine audible. Je n’avais pas vraiment le choix, et puis je n’étais pas d’humeur à protester quand il me serrait comme ça, excuse me. Nous restâmes dans les bras l’un de l’autre pendant un moment, savourant le silence. Et je réussis à oublier la colère froide de mon père, le fait que je n’avais désormais plus de foyer, ma culpabilité, me concentrant sur son étreinte, son torse contre le mien et l’odeur de sa peau qui achevèrent de me calmer totalement. Une putain de drogue, ce mec. Il était ma putain de drogue. J’étais vraiment, mais alors vraiment dans la merde. Pauvre Adriel qui a toujours le don de se foutre dans des merdiers pas possibles, pauvre Adriel éperdument et désespérément amoureux de son meilleur ami, inaccessible. Je m’efforçais de ne plus penser à rien, me calant sur sa respiration. Sans un mot. Et, sur le moment, je n’avais besoin que de ça, de savoir qu’il était là. Ca me suffisait.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]“ PARTIE V ”
Cela faisait deux mois, deux mois depuis ce fameux jour de juillet où je m’étais retrouvé à la porte de chez moi par mon propre père, deux mois que je vivais que Maxéis. Je ne dirai pas que je me faisais maltraiter ou quoi que ce soit de la sorte, bien au contraire, j’aurais même dit que je vivais une vie familiale bien plus sereine que lorsque j’étais resté ces deux années seul avec mon père pour seul compagnie depuis que ma mère était morte. Les parents de Maxéis faisaient partie des plus adorables personnes que j’ai jamais rencontrées. Bien entendu, je les connaissais déjà depuis des années, mais les relations changent lorsqu’on est un simple ami de votre fils et lorsqu’on vit chez vous. J’avais peur que ces rapports deviennent conflictuels, mais je pense qu’au contraire, je me suis rapproché des parents de Maxéis, qui me considéraient presque comme leur fils. J’essayais de leur verser un loyer tous les mois, mais ils refusaient à chaque fois, prétextant que j’en faisais déjà assez. C’est vrai que, ayant l’impression de profiter de la situation, la maison était propre H24 et que je jouais ma fée du logis pendant que Max se vautrait dans le canapé avec 30 tablettes de chocolat... Moi, ça me dérangeait pas, et c’était une bien maigre compensation face à la faveur qu’ils m’avaient faite. Je leur devais au moins ça, à défaut d’autre chose. Bref. C’était pas l’enfer, c’était certain, en revanche, je vous avoue que j’avais du mal, de plus en plus de mal à me contrôler. Comprenez-moi : comment être tranquille lorsque le mec que vous aimez en secret depuis des années se trimballe en boxer (et UNIQUEMENT en boxer) dans toute la baraque en vous appelant ? J’suis désolé, mais c’était dur psychologiquement ! Tous les matins, apercevoir Maxéis à la table du salon, ses abdos de rêve et ses bouclettes en bataille, je … Aaaarrrgh, injustice de la vie. Bref, je m’étais trouvé un nom de super héros qui collait trop bien à la situation : refoulage-man. Oui, je refoulais, à fond même. J’allais pas non plus me jeter sur Maxéis pour l’embrasser à pleine bouche comme j’en crevais d’envie à chaque fois que je le voyais, nan ? C’était pas la fête du slip, nanmého. J’étais trop timide pour cela, puis j’avais pas franchement envie de me faire rembarrer. J’préférais de loin me faire des films dans ma tête, ce type d’histoires où j’aurais le courage d’avouer mes sentiments à Max, où il me dirait qu’il ressent la même chose pour moi, et bam, happy ending. Ce qui n’arrivera jamais, soyons sérieux. Autant demander à Lady Gaga de porter des bensimons, tu vois le truc. LOL quoi. Breuf, ce jour-là, je me trimballais dans la maison, Hamlet à la main, lisant en descendant les escaliers. Faut savoir que je lis tout le temps, même en marchant, même dans la rue. C’est comme écrire. Ces deux activités sont pour moi aussi indispensables que de respirer. Alors que la dernière marche faillit me faire trébucher sur le carrelage de l’entrée, j’entendis une mélodie jouée au piano, provenant du salon. Je savais que la famille Gray possédait un piano, mais comme je savais pas en jouer, j’avais jamais osé y toucher. Une voix aussi s’élevait dans les airs, couvrant à peine le bruit de l’instrument. Une voix grave. Légèrement rocailleuse. Magnifique. Je savais, bien sûr, à qui elle appartenait, mais je n’avais jamais entendu Maxéis chanter avant. « Oh, why do you look so sad? The Tears are in your eyes. Come on and come to me now. » OH MON DIEU IS THAT EVEN REAL ? I’LL STAND BY YOU DES PRETENDERS ? MAIS MAIS MAIS… Mais c’était quoi cette voix de gfjdg malaaaade ? Maiiiis mais mais… I WAS NOT READY FOR THIS ! Ok, j’ai eu un bug de genre 30 secondes, resté planté là comme un con en plein milieu du hall, avant de me décider à entrer dans le salon discrètement. Maxéis était là (sans blague), jouant du piano, les yeux fermés. J’avais l’impression de mourir sur place. « Don't be ashamed to cry. Let me see you through… 'Cause I've seen the dark side too…» Ah non ok, je venais de comprendre, en fait j’étais tombé raide mort aux pieds des escaliers, et là j’étais au paradis. Tout s’explique ! Soudain, alors que je pensais que j’allais VRAIMENT mourir à force de baver intérieurement, le piano s’arrêta et Maxéis tourna la tête vers moi, horriblement gêné. « Oh, euh, merde, j’voulais pas que tu m’entendes. » Il regardait ses pieds comme si ils avaient poussé pendant la nuit et que c’était un truc vachement intéressant, je n’ai pas pu m’empêcher de rire, parce que quand j’suis gêné, mes pieds deviennent pour moi aussi un sujet de fascination. Ça doit être le pouvoir du pied. Ou un truc du genre, hum. « Non, mais non… C’était très beau, continue ! » et je m’assis sur la canapé, essayant de me faire le plus petit possible, comme si je n’étais pas là. Maxéis hésita une, deux, trois secondes, avant de passer la main dans ses cheveux. « Hurmf… Bon, euh, ok, mais tu te moques pas, hein ? » J’ai levé les yeux au ciel en guise de réponse. Moi, me moquer ? Et puis quoi encore ? Il s’assit au piano, ses doigts parcourant les touches avec timidité, reprenant la chanson là où il s’était arrêté. Gydhsfhb mon. Dieu. « When the night falls on you, You don't know what to do.. Nothing you confess, Could make me you love you less…» Bon ok là je pouvais pas m’empêcher de penser qu’il me chantait cette chanson, à moi. Mais genre, rien que pour moi, que les paroles m’étaient dédiées, vous voyez le genre ? Oui, j’étais pathétique, débile, désespérément amoureux aussi. Mais je ne pipai pas mot, savourant le moment. « I'll stand by you, I'll stand by you. Won't let nobody hurt you, I'll stand by you.» Une nouvelle fois, la musique s’interrompit, et Maxéis regarda devant lui, ses yeux verts perdus dans le vide. Moi, j’étais toujours subjugué, comme dans un état second, c’était tellement étrange, que j’ai pensé à voix haute, mes mots dépassant ma pensée. « Putain, qu'est ce que je t’aime. » Mon cœur se bloqua ainsi que mon souffle quand je réalisai, une fraction de seconde plus tard, ce que je venais de dire. Heureusement, c’était plus un simple chuchotement qu’un cri du cœur, et Maxéis secoua la tête, comme arraché à une pensée particulièrement intéressante. « Hun ? Qu’est-ce que t’as dit ? » Je m’autorisai un inaudible soupir de soulagement. Il ne m’avait pas entendu. Tout allait bien. Il ne fallait pas qu’il sache, jamais. « Euuuh, nan, rien. Tu chantes vraiment bien, tu sais ? » Maxéis me sourit, un peu incrédule. Ce qui le rendait encore plus beau que d’habitude. TUEZ MOI SERIOUSLY. C’était de la torture psychologique. Je baissai les yeux. « Tu le penses vraiment ? » Que je l’aimais ? OH OUI OUI OUI. Ah non, pardon, il parlait de mon jugement quant à sa voix, au temps pour moi. « Ben ouais, teubé. J’te mentirai pas. » Je posai mon livre à côté de moi, soupirant légèrement. « J’aimerais bien savoir jouer du piano, moi aussi. » Ouais, j’étais une bite complète. Question culture musicale, tu pouvais pas me test, mais quand il s’agissait de jouer d’un instrument, j’étais tout sauf doué. Bon, fallait dire que j’avais jamais eu l’occasion d’apprendre, aussi, ça devait être ça. Moi, mon instrument, c’était mon stylo plume. Chacun son truc. « Ramène ton cul, j’vais t’apprendre. » « Hein ? mais.. » « Mais quedalle ! » Maxéis grogna, se leva précipitamment et me tira par la main, me faisant décoller de force du canapé. Mais mais j’avais rien demandé moi ! Pourquoiiii ? Bon ben j’supposais que j’avais pas le choix, je me suis assis sur l’espèce de banc chelou devant le piano, ne sachant pas quoi faire de mes mains. « Regarde, fais comme moi. » Et il commença à jouer une mélodie simple sur les touches. Wow wow wow moins vite. J’essayais de reproduire le son à mon tour, mais ce n’était pas du tout la même chose. C’était même plutôt horrible, en fait. « Aaah, j’suis nul ! » « Mais nan, perds pas la foi ! » Max posa ses mains sur les miennes, guidant mes doigts sur les touches de l’instrument… Mon dieuuu, tuez-moi. Pourquoi j’étais amoureux de lui ? Ça aurait été tellement plus simple si j’entrais pas dans cette espèce de transe dès qu’il me touchait. Mais nan, la vie avait décidé que j’allais aimer mon meilleur ami, et aussi que j’allais souffrir, accessoirement. Su-per. Bon, me prendre les mains c’était pas l’idée du siècle, parce que j’arrivais pas à me concentrer et qu’une seconde plus tard, j’avais déjà oublié les notes que Max m’avait fait jouer. « A ton tour. » décréta mon meilleur ami en me lâchant. J’essayai donc de toutes mes forces de me rappeler ce que je venais de faire, mais le black-out. Bon, j’ai donc appuyé sur des touches au hasard. Puis je me stoppai, c’était vraiment à chier. Levant la tête vers Maxéis, je remarquai qu’il se retenait d’éclater de rire… Mais cela ne dura pas longtemps, une seconde plus tard, il rigolait comme un con. « Mec, t’es vraiment une bite. » BEN MERCI BIEN. J’ai haussé les épaules. « Ouais, mais moi au moins mes pieds sont de taille normale et me donnent pas l’air d’un vieux clown. » Je savais que j’avais touché un point sensible, et une seconde plus tard, Max se jetait sur moi. « HAAAAN VENGEAAAANCE ! » MERDE PAS CAAAAA ! Eh ben si, Maxéis m’attaquait à coups de chatouilles, et je me tortillais comme un con en hurlant de rire. Wesh, épiderme fragile oblige, dès qu’on me touchait, je rigolais, j’devais être le mec le plus chatouilleux sur terre, et ça, mes potes le savaient très bien et en profitaient. J’ai même pas compris comment on s’est retrouvés à rouler l’un sur l’autre sur la moquette en se chatouillant comme des mômes de cinq ans, mais on devait faire un beau spectacle. Max réussit à me bloquer au sol à l’aide de ses genoux, s’asseyant sur moi et me chatouillant toujours. La plus délicieuse des tortures, mais aussi la plus horrible. « Demande moi pardooon ! » « Crè.. Haha CRÈVE ! » je n’avais plus de souffle à force de rire, là ça commençait à devenir grave, mais tant pis. « Répète : pardon ô grand Maxéis le meilleur de tout l’univers ! » Been voyons, il voulait pas que j’le suce aussi ? Hum, sans commentaires. « Lâche moi tout d’suite ou j’appelle la maréchaussée, vil gueux ! » réussis-je à articuler entre deux éclats de rire. Maxéis me lâcha un instant, déconcerté. « Gné ? cékoiça ? » AHA moment de faiblesse, j’en profitai pour m’échapper et me jeter sur le canapé en mode gros tas bonsoir. Maxéis resta genre wtf has just happened parce que j’étais trop fort pour lui haha, et il s’assit à côté de moi. « T’es vraiment un gland. » dis-je à mon meilleur ami alors qu’il posait sa tête sur mes genoux et que je glissai une main dans ses boucles que j'aimais tant. « Ben t’aimes ça, les glands, nan ? Donc, tu m’aimes. Logique ma bique. » Je soupirai en riant tout de même. Ouais, je l’aimais. Si il savait à quel point.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]“ PARTIE VI ”
Oh, la voix de Lana Del Rey. Je ne savais pas trop si c’était une bonne idée que d’écouter Born To Die en revenant du boulot, parce que ça me déprimait un peu. J’avais pas besoin de ça en plus, je passais une journée de merde. Déjà, Maxéis avait promis de passer me voir au boulot, et il ne l’avait pas fait. Kenael m’a rassuré tout en mixant le café, aujourd’hui Max avait un quelconque rendez-vous chez le médecin, et il n’avait sûrement pas eu le temps de venir. Bon, je ne lui en voulais pas, mais j’avais quand même raté 2 frappuccinos à cause de ça. Puis un espèce de type avec des cheveux gominés m’avait dragué à la caisse. C’est le genre de trucs qui m’arrivait tous les jours, des vieux gueux m’abordaient, parce que bon apparemment je devais puer le gay et ça les tentait de se taper une petite pédale comme moi, j’savais pas trop le délire, mais en tout cas c’était pas trop mon truc. J’ai mis dix bonnes minutes à le faire partir, après qu’il m’ai laissé son numéro que j’ai jeté immédiatement la poubelle. Oui, je l’avoue, j’étais jamais très réceptif aux gens, même si je me suis relativement amélioré avec l’âge, concernant les relations humaines. Je dis pas que j’allais vers les gens naturellement, sans complexes, mais il m’arrivait de communiquer… c’était déjà ça. C’était déjà un énoooorme progrès, fallait pas trop m’en demander non plus. Bref. En fait j’avais déjà couché avec des filles, des mecs aussi, vous voyez, mais, le cœur n’y était pas. Je dis pas que j’ai pas apprécié, mais ça doit faire plus d’effet de le faire avec la personne qu’on aime… enfin bon, je pouvais toujours rêver pour le faire avec Maxéis, donc j’avais abandonné l’idée. Je soupirai, tournant la clé dans la serrure de la porte d’entrée, éteignant ma musique, j’étais enfin arrivé chez moi… Enfin, c’était pas chez moi, mais vous m’avez compris, la maison où je vivais actuellement quoi. Chez Max. Des chuchotements dans la cuisine, je ne savais pas ce que cela signifiait, mais ma curiosité me poussa à avancer d’un pas. J’aurais peut-être jamais du avancer, ce jour-là. Qui sait. Toujours est-il que je me suis posté à côté de la porte entrouverte. Je reconnus immédiatement les deux voix parlant doucement. Les parents de Maxéis. « George, qu’est-ce qu’on va faire ? » la voix de Sophie était meurtrie, brisée, et même son fort accent français n’arrivait pas à la rendre plus joyeuse. « Il va s’en sortir, chérie. Maxéis est un petit guerrier. » Mon cœur se serra à l’entente de son prénom. Ca y’est, je m’inquiétait. Max ? Il était arrivé un truc grave ? un accident ? Omondieumondieu. Mes doigts se portèrent comme instinctivement à ma bouche, mode rongeage on. Si il était arrivé quelque chose à Max… Je ne voulais même pas y penser. « Une tumeur au cerveau… Ca se soigne. On l’a repérée à temps, ça fait des jours déjà que les médecins étudient le cas. Ne t’inquiète pas. » Je me sentais tomber. J’avais l’impression d’être soudain devenu sourd. Putain, non. Pas ça, pas maintenant, pas comme ça, et surtout, surtout, pas lui. Si je n’avais pas eu aussi peur d’être repéré, je serai tombé au sol aussi facilement qu’une poupée de chiffon, mais, je ne savais par quel miracle, mes jambes me portaient encore. Maxéis, une tumeur au cerveau. Putain. C’était pas possible. Pas lui, tout le monde sauf lui. Pas lui après ma mère. Le choc laissa peu à peu place à une sorte de colère montante. Pourquoi ne m’avait-il pas prévenu ? J’étais quand même son meilleur ami, merde. Et j’aurais préféré l’apprendre de sa bouche que de surprendre une conversation, comme ça, comme un voleur. Je n’étais pas digne de l’apprendre ? de connaître la vie privée de Mossieur Maxéis ? Putain. J’en avais marre, marre de rien savoir, marre de me faire prendre pour un con. J’ai monté les marches quatre à quatre, rien à foutre de la discrétion. Ouvrant la porte de la chambre de celui qui se disait mon meilleur ami à la volée, je le découvrai sur son lit, écoutant de la musique, comme si c’était un jour parfaitement normal. Ouais, c’est ça. « Tu comptais me le dire QUAND ? » Moi qui ne m’énervait jamais, les sentiments me dépassaient, et j’avais haussé le ton. Pourtant je n’haussais le ton avec personne, encore moins avec Max. Mais putain, mon meilleur ami, non, plus que mon meilleur ami, le mec dont j’étais fou amoureux depuis des années, allait mourir, et moi on avait jugé bon de ne rien me dire ? Oui, j’étais hors de moi. Parce que rien qu’à l’idée de le perdre, j’avais envie de me foutre en l’air, tout simplement. C’était plus fort que moi. « Euh... Te dire quoi ? » m’a demandé Maxéis, s’efforçant d’avoir l’air étonné. Mais je le connaissais, je le connaissais par cœur, je voyais cet air de culpabilité sur son visage. Fallait pas me prendre pour le plus con de l’histoire. « MAIS QUE T’AS UNE PUTAIN DE TUMEUR AU CERVEAU BORDEL DE MERDE ! » Je passais une main dans mes cheveux, en arrachant limite au passage, putain, mais merde, mais… je ne savais rien dire d’autre que des insultes, je ne savais plus où j’en étais, ce que je disais, ce que je faisais. Une seule pensée trottait, s’insinuait dans ma tête, comme une petite voix sournoise qui me répétait « Maxéis va mourir. Il va mourir, tout comme ta mère. Et tu te retrouveras sans lui. » Non. Non. NON. Je voulais tuer cette voix dans ma tête, l’achever violemment, je ne voulais plus y penser, je ne voulais pas penser. « Je… Je voulais pas t’en parler tout de suite, je voulais attendre de… Enfin, de trouver les mots et tout, tu vois… » Il baissa la tête, honteux. Dieu qu’il était beau, j’avais juste envie de lui pardonner et de… NON MAIS NON ! C’était injuste, je ne devais pas craquer, pas comme ça, même si j’étais toujours un gros faible en face de lui. Non, c’était pas le moment. « OUI BEN LES MOTS FALLAIT LES TROUVER AVANT ! TU TE RENDS PAS COMPTE QUE MA MERE EST MORTE DE CA ? TU TE RENDS PAS COMPTE QUE… » Que je ne peux pas vivre sans toi ? C’était ce que j’avais envie de lui dire, mais les mots restèrent bloqués dans ma gorge. Je me rendis compte trop tard que les larmes montaient dangereusement en moi, restant bloquées au coin de mes yeux, et n’attendant qu’un signe de plus pour tomber. Je ne devais pas pleurer devant lui, je ne pouvais pas me le permettre. J’ai tourné les talons sans demander mon reste, et Maxéis releva la tête, se levant de son lit et tendant la main vers moi. « Adriel… » Mais je l’avais déjà esquivé et à l’instant où il prononçait mon nom, j’avais claqué la porte de ma chambre, m’écroulant sur le lit. Je pleurais comme une vieille madeleine, je voulais pas pleurer, mais putain, j’avais tellement peur, si jamais Maxéis n’était plus là, je savais que je serai perdu, je savais que je ne serai plus rien. Il ne pouvait pas mourir, il n’avait pas le droit… Mais la voix dans ma tête était toujours là, toujours, me chuchotant à l’oreille « Il va mourir, mourir... Il va partir loin de toi, loin de tout… » « Tais toi, putain, tais toi, tais toi. » je me chuchotais à moi-même ; me bouchant les oreilles, mais rien à faire. Je n’arrivais pas à penser autrement, à croire qu’il allait s’en sortir. Ma mère ne s’en était pas sortie, elle. Pourquoi être optimiste ? Cela ne servait à rien d’avoir des rêves, d’espérer quelque chose. La chute n’en était que plus douloureuse. Regardez, prenez exemple sur moi : je ne croyais plus à une éventuelle relation entre moi et Maxéis depuis bien longtemps déjà. Alors que je commençais à trembler (je tremble toujours quand je pleure trop), trois coups furent frappés à la porte. Je savais qui c’était, qui d’autre ? « Laisse moi tranquille ! » réussis-je à marmonner, pourtant étouffé par mes oreillers. Je ne savais pas vraiment si je voulais qu’il rentre ou qu’il parte, je voulais juste… dormir. Oublier. Tout ceci n’était qu’un cauchemar, et j’allais me réveiller, retrouver un Max en pleine forme en train de bouffer son chocolat à la table du petit déjeuner en m’adressant un grand sourire. Oui, j’imaginais tout cela. Je voyais pas d’autre possibilité. Je n’entendis plus rien pendant dix bonnes secondes, il devait être reparti dans sa chambre. Je soupirai, un soupir empli de larmes, tremblant, douloureux. Mais la porte s’ouvrit, et je sentis un poids sur mon matelas. J’étais de dos, et ne voulait pas me retourner. Je ne voulais pas croiser son regard, sachant que je ne pourrais m’empêcher de lui sourire et de tout lui pardonner. Je ne voulais pas lui donner le bon dieu sans confession comme je le faisais à chaque fois. Maxéis s’allongea à coté de moi, et me prit dans ses bras. Putain. Je ne bougeai pas d’un pouce. « Tout va bien aller, tu sais. » me chuchota-t-il à l’oreille, comme pour calmer un gosse. Malheureusement, je n’étais plus un gosse, et je réalisais certaines choses à présent. « Je vais m’en sortir. » continua la voix de Max. Je soupirai, tentant de ravaler les dernières larmes qui me restaient. « C’est aussi ce que ma mère m’a dit. » ai-je réussi à articuler à mi-voix. Le silence se fit, quelques instants. Je sentais le souffle de Maxéis dans mon cou. Je m’interdis de frissonner. Puis sa voix se fit plus claire. Déterminée, sérieuse. « Je te le promets. » Je ne sus jamais pourquoi ces simples mots me firent l’effet d’une libération. C’était gamin, et cela ne signifiait rien. Il n’y pouvait rien, si il mourrait, mais je m’accrochais à cette idée. C’était comme si je retournais en enfance, croyant à des choses aussi concrètes que le père noël. Mais il ne me restais que cela à présent, l’espoir. Espérer qu’il s’en sortirait, qu’il ne partirai pas. Quoi d’autre à faire ? Je soupirai, et me retournai, m’accrochant à son cou comme à une bouée de sauvetage. J’en avais besoin, je me blottis contre lui. « Me laisse pas, putain. Me laisse pas. » dis-je dans un souffle. Les larmes, la dispute, le choc de la nouvelle, tout cela eut l’effet d’un somnifère sur moi en moins d’une seconde. Juste après avoir prononcé ses mots, je m’endormais dans les bras de Maxéis, mes bras autour de lui comme si je ne voulais plus jamais le lâcher. Et je ne le lâcherai jamais. « Jamais. »


Dernière édition par Adriel S. Sheeran le Mar 30 Oct - 2:49, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:03

WESSSSSSSSSSSSH MA POUUUUUULE FAUT FAIRE LA TEUF A TON ARRIVÉE :mouton :
Je t'aiiiiiime I love you toi ! de un parce que t'as craqué pour le forum (a) et deux parce que ton choix d'avatar et parfait et trois ben parce que c'est toi

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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:03

MON BEBEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
JOTEM TU SAIS ? JOTEM JOTEM JOTEM JOTEM JOTEM I love you I love you I love you

ON VA FAIRE UNE DE CES LARRY STYLINSON LES GENS VONT RIEN COMPRENDRE


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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:11

Pandora.
TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM TON NOM :bril:MERDE ALORS.
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:14

WESSSSSSSSSSSSSSHHHHHHHHHHHHHHHHHHH MA POUUUUUULETTTEEEEEEE Je t'aaaaaiiiiiime grave parce que omg ton PERSO quoi, puis Kstew, elle a une amazing face quoi. IL NOUS FAUDRA UN LIEN Tu gératioooooones ET LE GIF DE TA SIGNA JERRY épique ! Par contre ma Elo, je vais faire ma chieuse à peine arrivée, un truc de fou mais genre je pars en vacances dès demain matin très tôt, et je pourrai sûrement pas faire ma fiche avant la semaine prochaine... Pourrais-je avoir un délai et tout ? SILTOPLAAAAAIT sinon je vais muriiiir ! Merci ma biche et le forum est PARFAIT omg jomeurs trop là. Encore une fois c'est un bijou

MON AMOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUR !
JOTEM AUSSI JOTEM JOTEM JOTEM TROP DE FIFOU OOOOOOKKKKKKK LARRY STYLINSON FTW, MAXIEL TU PEUX PAS TEST

Telouche. PUTAIN JE TE CONNAIS ! Aaaarghhh je sais plus d'où omg, tue moi siltoplait. Je te connais d'où ?
MAIS ED SHEERAN MON AMOUR DE TOUTE MA VIE MON DIEU SUR TERRE OMG OMG OMG OMG OMG OMG OMG OMG BREF SHEERAN EN NOM DE FAMILLE DEPUIS LE TEMPS QUE JE VOULAIS LE PRENDRE Et toi ton pseudo ET TON AVATAR ! Jobave. :mouton : (parce que le code de ce smiley est MOUTON. )


Dernière édition par Adriel S. Sheeran le Ven 26 Oct - 23:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:23

Pas de problème pour le délai tu veux jusqu'à quand ? && je te garde aussi ta réservation d'avatar I love you :mouton :

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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:25

euh jusqu'à quand, euh je sais pas trop... je reviens dimanche prochain (donc pas celui qui arrive, celui d'après)...
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:26

ça va si je te laisse jusqu'au 8 novembre ?

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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:34

Ca me semble parfait Merciiii t'es un amour
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 20:38

HAN ! Le 8 novembre je serai tout juste revenu de ma retraite ! (bon ok maggle)

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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 21:49

hiiiii **
bienvenue sur le forum
garde moi un lien
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Ven 26 Oct - 22:06

gépakompri ton truc de retraite


OWI SAPHYYY ! Et avec plaisir
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 0:19

OLALA LE DEBUT DE TA FICHE MAIS JOMEMEURS KWA

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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 0:45

OH TEYCHOU (ce smiley je riz)
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 9:16

HAN JE VIENS DE VOIR LA STRUCTURE DE TA FICHE ET LES GIFS MAIS OLALA MAIS TU VEUX MA MORT ?! Puis je viens de voir ton profil mais... AOURHFZEGVIOZURZRBKUEYRBVOIE JOTEEEEEEEEEEEEEEM MON BEBEEEEEEEEEEEE I love you

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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 9:31

OMFGGGGG, LOUIIIIIIS
Bienvenue parmi nous quoi, la bombaaaaaasse
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 14:54

Maxéis ; MOUHAHAHAHAHAAAA et j'ai fait les 2 premières parties, je les poste right nooooow JOTEEEEEM !

NINAAAAA ! J'aime trop ton perso ! (oui je stalke ) MERCI MA BELLE ! :mouton :
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 15:02

EHHHH MOI AUSSI JOTEM.
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 15:49

JOTEM MA BARBIIIIIE !
2 premières parties de la fiche postées
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 16:18

KOMAN J'AIMEUUUUUUUUH

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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 17:00

ET MOI JE T'AIMEUUUUUUUUUH
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 17:01

HO MAIS NE DIS PAS CE GENRE DE CHOSE VOYONS, TU VEUX MA MORT ?!

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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 17:06

JAMAIS OMG
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MessageSujet: Re: the bittersweet between my teeth, tryin to fight the inbetween. (sheeran) Sam 27 Oct - 23:54

Bienvenue & bonne chance pour ta fiche
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